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Docker installation Ubuntu : guide pas à pas pour configurer Docker sur Ubuntu

Docker installation Ubuntu : guide pas à pas pour configurer Docker sur Ubuntu

Docker installation Ubuntu : guide pas à pas pour configurer Docker sur Ubuntu

Docker a cette capacité assez réjouissante de faire disparaître les « ça marche sur ma machine ». En emballant une application et ses dépendances dans des conteneurs, il permet de retrouver un environnement cohérent entre un ordinateur de développement, un serveur et une chaîne de déploiement. Encore faut-il l’installer correctement. Voici une méthode propre pour configurer Docker sur Ubuntu, vérifier son fonctionnement et éviter les pièges classiques.

Les commandes ci-dessous conviennent aux versions récentes d’Ubuntu, notamment 22.04 et 24.04. Elles installent Docker Engine depuis le dépôt officiel de Docker, plutôt que le paquet parfois plus ancien fourni par Ubuntu.

Avant de commencer : vérifier votre version d’Ubuntu

Ouvrez un terminal et identifiez votre version du système :

lsb_release -a

Vous aurez besoin d’un compte disposant des droits d’administration. Dans les exemples, sudo permet d’exécuter une commande avec ces droits. Si votre serveur est accessible à distance, connectez-vous en SSH et gardez votre session ouverte pendant l’installation : ce n’est pas le moment idéal pour jouer à cache-cache avec votre accès.

Docker fonctionne sur plusieurs versions récentes d’Ubuntu. Si votre système est ancien ou très personnalisé, vérifiez sa compatibilité avant de poursuivre. Une distribution à jour simplifie généralement l’installation et réduit les mauvaises surprises liées aux dépendances.

Supprimer d’éventuelles anciennes versions

Une installation précédente peut utiliser des paquets différents ou entrer en conflit avec les composants officiels. Pour repartir sur une base claire, vous pouvez supprimer les anciens paquets connus :

sudo apt remove docker.io docker-doc docker-compose podman-docker containerd runc

Cette commande ne supprime pas nécessairement les images, les conteneurs et les volumes déjà stockés. Elle retire les paquets indiqués lorsqu’ils sont présents ; si certains ne sont pas installés, le système vous le signalera simplement. Ne supprimez pas manuellement vos données Docker sans avoir vérifié ce qu’elles contiennent : un volume peut héberger une base de données ou les fichiers d’un site en production.

Préparer le dépôt officiel de Docker

La méthode recommandée consiste à ajouter la clé de signature de Docker, puis son dépôt officiel à la liste des sources utilisées par APT. Commencez par actualiser les listes de paquets et installer les outils nécessaires :

sudo apt updatesudo apt install ca-certificates curl

Créez ensuite le dossier destiné aux clés de confiance, puis téléchargez la clé officielle :

sudo install -m 0755 -d /etc/apt/keyringssudo curl -fsSL https://download.docker.com/linux/ubuntu/gpg -o /etc/apt/keyrings/docker.ascsudo chmod a+r /etc/apt/keyrings/docker.asc

Ajoutez maintenant le dépôt. La commande suivante récupère automatiquement le nom de code de votre version d’Ubuntu, par exemple « jammy » ou « noble » :

echo \  "deb [arch=$(dpkg --print-architecture) signed-by=/etc/apt/keyrings/docker.asc] https://download.docker.com/linux/ubuntu \  $(. /etc/os-release && echo "$VERSION_CODENAME") stable" | \  sudo tee /etc/apt/sources.list.d/docker.list > /dev/null

Cette configuration indique à APT où trouver Docker et comment vérifier l’origine des paquets. Cette vérification n’est pas une formalité décorative : elle contribue à éviter l’installation de paquets provenant d’une source non approuvée.

Actualisez les listes pour que le nouveau dépôt soit pris en compte :

sudo apt update

Installer Docker Engine et Compose

Installez le moteur Docker, son interface en ligne de commande, le service de conteneurs et les modules complémentaires utiles :

sudo apt install docker-ce docker-ce-cli containerd.io docker-buildx-plugin docker-compose-plugin

Le service Docker démarre généralement automatiquement après l’installation. Vous pouvez vérifier son état avec :

sudo systemctl status docker

Si le service n’est pas actif, démarrez-le et configurez son lancement automatique au démarrage de la machine :

sudo systemctl enable --now docker

Vous pouvez quitter l’affichage de l’état du service avec la touche q. Une petite touche, certes, mais elle évite de fermer tout le terminal dans un élan de frustration.

Vérifier que l’installation fonctionne

Le test le plus simple consiste à lancer l’image de démonstration fournie par Docker :

sudo docker run hello-world

Docker télécharge l’image si elle n’est pas déjà présente, crée un conteneur, exécute un court message de vérification, puis s’arrête. Si vous voyez le texte confirmant que Docker fonctionne correctement, le moteur est opérationnel.

Pour consulter la version installée :

docker --versiondocker compose version

La première commande affiche la version du moteur ou de l’interface en ligne de commande. La seconde confirme que le module Docker Compose est disponible. Sur les installations actuelles, Compose s’utilise sous la forme docker compose, sans trait d’union.

Utiliser Docker sans écrire « sudo » à chaque fois

Par défaut, les commandes Docker nécessitent les droits d’administration. Pour les exécuter sans sudo, vous pouvez ajouter votre compte au groupe docker :

sudo usermod -aG docker "$USER"

Déconnectez-vous ensuite, puis reconnectez-vous pour que le changement soit pris en compte. Sur une session graphique, il peut aussi être nécessaire de la fermer complètement. Vous pouvez alors tester :

docker run hello-world

Attention : un membre du groupe docker peut obtenir des privilèges très élevés sur la machine. En pratique, ce groupe équivaut presque à donner un accès d’administration. Ne l’ajoutez pas à un compte partagé ou à un utilisateur auquel vous ne faites pas pleinement confiance. Sur un serveur de production, garder sudo peut être un choix plus prudent.

Lancer un premier conteneur utile

Une fois le test effectué, essayons un petit serveur web avec l’image Nginx. La commande suivante démarre un conteneur en arrière-plan, lui donne un nom et relie le port 8080 de votre machine au port 80 du conteneur :

docker run -d --name mon-serveur-web -p 8080:80 nginx

Ouvrez ensuite http://localhost:8080 dans un navigateur installé sur la même machine. Vous devriez voir la page d’accueil de Nginx. Si Docker tourne sur un serveur distant, remplacez localhost par son adresse IP, et vérifiez que le pare-feu autorise le port 8080.

Quelques commandes pratiques pour gérer ce conteneur :

Un conteneur n’est pas une machine virtuelle complète : il partage le noyau du système hôte et isole principalement les processus et leurs ressources. Cette légèreté explique sa rapidité, mais aussi l’importance de comprendre ce que l’on expose, stocke et autorise.

Découvrir Docker Compose

Un projet web ne se limite pas toujours à un seul service. Il peut réunir une application, une base de données et un outil de mise en cache. Docker Compose permet de décrire ces éléments dans un fichier, puis de les démarrer ensemble. Créez un dossier de test et placez-vous dedans :

mkdir essai-composecd essai-compose

Créez un fichier nommé compose.yaml avec ce contenu :

services:  web:    image: nginx:alpine    ports:      - "8081:80"

Démarrez le service :

docker compose up -d

La page Nginx est maintenant accessible à l’adresse http://localhost:8081. Pour arrêter et retirer les ressources créées par ce fichier, exécutez :

docker compose down

Compose devient particulièrement utile pour reproduire une configuration de développement : chacun peut lancer le même ensemble de services avec une seule commande, au lieu de recopier une recette approximative dans un document oublié.

Résoudre les problèmes les plus courants

Si APT ne trouve pas les paquets Docker, vérifiez que le dépôt a été ajouté correctement et relancez sudo apt update. Un nom de version d’Ubuntu non pris en charge, ou une faute dans la configuration du dépôt, peut aussi bloquer l’installation.

Si vous obtenez un message indiquant que Docker ne peut pas se connecter à son service, vérifiez son état avec :

sudo systemctl status docker

Vous pouvez consulter les journaux du service si le démarrage échoue :

sudo journalctl -u docker --no-pager

Si une commande échoue avec « permission denied », vérifiez que vous utilisez sudo ou que votre session a bien été relancée après l’ajout au groupe docker. Enfin, si un port est déjà utilisé, choisissez un autre port côté machine, par exemple -p 8082:80.

Quelques habitudes utiles avant la mise en production

Docker facilite le déploiement, mais ne transforme pas automatiquement un serveur en forteresse. Avant d’exposer une application au public, prenez le temps de vérifier les points suivants :

Vous pouvez examiner l’espace utilisé par Docker avec docker system df. La commande de nettoyage docker system prune peut libérer de la place, mais elle supprime des ressources inutilisées. Lisez son récapitulatif avant de confirmer et ne l’exécutez pas machinalement sur un serveur dont vous ne connaissez pas l’état.

Docker est maintenant installé sur votre Ubuntu, le service est vérifié et un premier conteneur répond dans votre navigateur. La suite dépend de votre projet : environnement local pour WordPress, services de développement ou déploiement d’une application. Commencez petit, documentez vos réglages et gardez un œil sur les données persistantes. Les conteneurs rendent les environnements plus reproductibles ; ils ne dispensent pas de savoir ce que l’on met dedans.

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